QUI SUIS JE ?

Avion paperoles
Ecrivain

SI D’AVENTURE...
LES MOTS…

« …la table sur laquelle j’écris n’a qu’à bien se tenir »


Les avions volent
Christine Dessaux-Lepointe
animatrice des ateliers
PAPEROLES
Poète, lauréate du grand prix des poètes lorrains 2008
18, chemin du petit chaperon-rouge
88000 EPINAL
tél: 0329822756 ou 0619116880

                                    portrait










« Comment vivre sans inconnu devant soi ? »

René CHAR
D’ AUSSI LOIN QUE JE ME SOUVIENNE…

J’ai toujours préféré les questions aux certitudes, cherché l’envers des mots et tenté d’exprimer l’impalpable…

D’où me vient ce désir d’écrire ?
du silence ? du sommeil ? d’une morsure plus vive que toutes les blessures réunies ?; des bonheurs fugaces que l’on voudrait retenir ?;
du mystère de l’amour qui «altère autant qu’il désaltère» ? …

J’AI ECRIT :
    - mes rêves, chaque matin, pendant sept ans
    - à la suite de mes lectures des livres que j’ai dévorés, dont les auteurs étaient Lorand Gaspar, Gustave Roud, Jacques Lacarrière, Isabelle Eberhardt, Jean-Michel Maulpoix, Philippe Jaccottet, Nancy Huston, Charles Juliet…, et de l’écoute des chansons  de Boby Lapointe, Nougaro, Gainsbourg…
    - des poèmes en vers libres, haikus…
    - des journaux intimes,
    - dans le désert du grand erg oriental…dans l’attente que les mots obligent ma main, que mes pas me chuchotent quelque chose…

    « Tu écris tout cela, que tu découvres à la fin de la ligne de mots. La ligne de mots est une fibre optique, aussi souple qu’un câble ; elle éclaire le chemin juste devant son extrêmité  fragile. Elle est ta sonde, délicate comme un ver »
Annie DILLARD

PAR PLAISIR ET PAR GOURMANDISE,
    Par curiosité,par goût prononcé pour l’aventure…pour découvrir qui, dans sa géométrie variable,  pouvait bien être l’autre en moi, pour défaire, délier, dévider les fils, résister, me défendre,  délivrer le vrai, déterrer ma voix, me désaltérer… ; rejoindre l’origine ; et sortir de moi ; …mettre de la beauté dans ce monde fou fou, fou… ;
Nommer, me risquer…renverser l’ordre des choses.
M’inscrire…
et « creuser le réel pour mieux l’imaginer »
Georges JEAN

POUR IMAGINER UN FUTUR :

Inventer un projet : quel fil d’Ariane suis-je en mesure de tirer ? vers quels horizons ?
    Accompagner l’écriture d’enfants, d’adolescents et d’adultes, investir autant d’énergie et de temps dans une formation complète et particulièrement enrichissante auprès des animateurs d’ALEPH : toutes ces années me permettent de creuser plus avant sillon et de me projeter sur les années à venir…

IL ME FAUT OPERER UNE ( toute petite ) TORSION DANS LE TEMPS ET REVENIR SUR MES PAS :

    Depuis toujours, j’ai voulu être actrice ( dans mon enfance ; après avoir assisté au  tournage d’un film ), puis interprète ( à l’adolescence ;  j’adorais à la fois la musique des mots et les voyages à l’étranger) : deux désirs forts mais étouffés par  des adultes… « avisés »… !
    Finalement, j’ai suivi une voie bien différente  et je suis devenue psychomotricienne ; puis, j’ai appris quelques techniques de massage plusieurs années durant.. ; la littérature était, en apparence,  très éloignée de moi….
    Elle m’a rattrapée à un moment décisif de ma vie quand je suis devenue maman, à 34 ans… ; c’est alors que, durant plusieurs années, grâce entre autres, à ma rencontre avec Michèle Gazier et ses chroniques littéraires,…..j’ai lu un à deux livres par semaine; mon rêve de donner naissance à des enfants ( trois ) était comblé ; un autre désir de création vint se manifester : il me fallait écrire :  une autre façon de concevoir, ou d’illuminer les formes de la vie la plus ordinaire dans le silence et la muette présence des choses : manière la plus sûre de me rejoindre et, j’allais en prendre conscience un peu plus tard,… de rejoindre le monde..

    J’eus la chance, un week-end, de participer à un atelier d’écriture avec Odile PIMET : première étincelle, vive, et décisive…qui allait éclairer un long chemin : passant par Paris, je m’arrêtai chez E.lisabeth BING, pour y revenir à intervalles réguliers….mon écriture s’ affirmait peu à peu dans une veine poétique ; je ne savais où cette expérience allait me conduire, mais je sentis assez rapidement, que ma voie était trouvée ; j’enchaînai sur un stage de formation à l’animation et c’est ainsi que je proposai à une MJC de  Nancy d’ouvrir un atelier d’écriture pour des adultes : première expérience réussie avec un groupe de dix personnes sur une année scolaire ; c’était en 1995.

PUIS ME POSER DANS LE PRESENT

    Très souvent, j’ai douté ; j’ai pourtant pris la décision de quitter mon premier métier, en 1996 pour consacrer mon temps aux ateliers d’écriture et à l’approfondissement de mon expérience initiale en m’inscrivant à de nouveaux modules  auprès d’ALEPH, en y ajoutant une formation spécifique sur les écrits professionnels.
    Entre temps j’ai posé quelques convictions liées à ce désir d’écrire et de susciter chez d’autres le désir de se lancer dans leur propre chantier d’écriture : mon ancrage repose sur la perception de l’écriture comme outil de liberté, lieu d’affirmation et de conscience de soi :écrire, c’est lâcher –prise, prendre son temps  et pouvoir tout dire sans être interrompu ; c’est passer d’un état à un autre : dans passer, il y a pas : écrire, c’est marcher dans sa tête, creuser loin en soi…et être attentif au monde, c’est aussi modeler, ciseler la matière des mots,  prendre la part d’enfance en soi, jouer….c’est encore aller plus loin que la mort en marquant son passage sur la page : écrire par dessus bord ou exister en découvrant des lumières inconnues de soi : se laisser déployer, et aller vers les autres ; car comment écrire sans lire, sans faire vivre le texte par le corps habité ?

Ecrire évoque l’idée de lien.
    Le désir de transmettre, d’élargir une expérience intime au plus grand nombre s’est imposé à moi rapidement : conduire des ateliers d’écriture, c’est, pour moi, permettre à d’autres de se relier avec leurs ressources enfouies, de respirer, de découvrir du sens dans la forêt des mots, de se laisser apprivoiser par leur saveur, leur couleur ; de tatouer le papier de désir et de plaisir retrouvés ; de dire que l’on peut résister, être fondamentalement libre avec un crayon en bois taillé dans les arbres ; permettre encore de délivrer le vrai, d’agir et de pouvoir crier :  moi aussi j’existe, écoutez ce que je dis, ce que je ne dis pas encore…. !

    « les mots sont des statues qui bougent. En effet, ils sont au garde-à vous dans le dictionnaire. Comme de vieux légionnaires bandés de sable stratifié. Un peu de salive sur la langue et les revoilà qui bougent, dégoisent, haussent le ton ou alors sont dirigés vers une page, blanche comme un ring pour faire un concert de coups si bien placés que l’on croit rêver »
Claude NOUGARO

ECRIRE COMME ON DESHABILLE UN REVE POUR ETRE AU PLUS PRES DE SOI, PRENDRE SOIN DE SA TERRE .. DEJOUER LE TEMPS
et
ACCOMPAGNER  ENFANTS , ADOLESCENTS ET ADULTES DANS CETTE DECOUVERTE SINGULIERE DU POUVOIR DES MOTS , CES PETITS CAILLOUX, PORTEURS DE PIERRRES PRECIEUSES…

ET FAIRE DE L’ECRITURE UNE EXPERIENCE PARTAGEE

Avions
    Consolider les fondations des premiers ateliers réguliers en direction des adultes, y ajouter un brin d’audace : proposer l’inscription à des concours littéraires, des lectures à voix haute….

    Collaborer avec les enseignants de collèges et de lycées sur des projets culturels ciblés

    Continuer l’aventure des stages «  écrire et marcher dans les Vosges », deux/ an,  depuis 5 ans (mais d’autres paysages auraient des textes en jachère : les déserts d’Afrique, les sentiers et les cirques de la Réunion…en lien avec des organismes de tourisme alternatif ?)

    Répondre aux besoins des étudiants, des directeurs et des salariés d'entreprise et des institutions sur le volet des écrits professionnels ou sur la formation à l’animation d’ateliers d’écriture ( à  l’IUFM, au centre DEFA , à l’école de cadres hospitaliers, à l’IFSI….)

    Créer  un atelier promenade au musée d’art contemporain mais aussi un atelier sur le mode du voyage miniature dans la ville, prétextes à la réalisation de recueils
 
    et

    Continuer à avancer personnellement dans les directions suivantes  qui me tiennent  à cœur:


EPILOGUE

    Le temps s’enroulerait donc sur lui même et il n’y aurait plus d’attente.. chaque instant serait éternel

    Les mots pourraient ruisseler sous mes pas. Intrépides. Et fendre le pré en deux..

    Chaque bruissement de feuille proposerait sa vérité nue, sublime ou dérangeante

                Chaque souffle fonçant dans le blanc assouplirait ma main, capterait l’inimaginable, le fugace comme «  une rose de papier offrant dans un bol d’eau, le déploiement inaltérable de ses plis délicats »

    L’avenir serait une promesse faite au passé…



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